L’explosion des series : comment le petit ecran a depasse Hollywood

Avec des budgets depassant 15 millions par episode, les series rivalisent desormais avec les blockbusters.

L’explosion des series : comment le petit ecran a depasse Hollywood

En 2024, le marche mondial des series televisees a atteint 180 milliards de dollars, depassant pour la premiere fois les revenus du box-office cinematographique. Cette bascule historique redefinit l’industrie du divertissement.

Des budgets sans precedent

Les chiffres donnent le vertige. Voici les productions les plus couteuses de l’histoire televisuelle :

  • The Lord of the Rings: Rings of Power (Amazon) : 58 millions par episode
  • Stranger Things saison 5 (Netflix) : 30 millions par episode
  • House of the Dragon (HBO) : 20 millions par episode
  • The Mandalorian (Disney+) : 15 millions par episode

La guerre des plateformes

Netflix domine avec 260 millions d’abonnes, mais la concurrence s’intensifie. Amazon Prime Video (200M), Disney+ (150M) et Max (95M) investissent massivement dans le contenu original. En 2024, les plateformes ont collectivement depense 28 milliards de dollars en production de series.

Pourquoi les talents migrent vers la television

La liberte creative

Les showrunners disposent d’un controle artistique que Hollywood n’offre plus. True Detective, creee par Nic Pizzolatto, lui a donne carte blanche sur 8 episodes, soit l’equivalent de 4 longs-metrages en termes de duree narrative.

L’attrait economique

Les cachets ont explose. Les acteurs principaux de series a succes negocient entre 1 et 2 millions de dollars par episode. Jennifer Aniston et Reese Witherspoon touchent chacune 2 millions par episode de The Morning Show.

L’impact sur nos habitudes

Le temps moyen passe devant les series a augmente de 35% depuis 2019. Les Francais consomment en moyenne 2h15 de contenu en streaming par jour, contre 1h45 de television lineaire. Le « binge-watching » est devenu la norme : 65% des spectateurs regardent au moins 3 episodes consecutifs.

Cette mutation profonde de l’audiovisuel redessine les carirres, les budgets et nos modes de consommation. Le cinema en salle n’a pas dit son dernier mot, mais il doit desormais partager l’affiche avec un concurrent devenu incontournable.

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